Dans ce livre inédit, des intellectuels, des artistes et des écrivains expliquent pourquoi la ZAD compte à leurs yeux. Ils analysent ce que dit de notre société ce mouvement qui invente un futur en commun en proposant une radicale alternative au système actuel. Un ouvrage préfacé par David Graeber qui compte parmi ses contributeurs : Vandana Shiva, Virginie Despentes, Alain Damasio, Pablo Servigne
In this unique book, intellectuals, artists, and writers explain why the ZAD matters to them. They analyze what this movement, which is inventing a shared future by proposing a radical alternative to the current system, says about our society. The book features a preface by David Graeber and contributions from Vandana Shiva, Virginie Despentes, Alain Damasio, Pablo Servigne, and others.
*ZAD (Zone à Défendre) in Notre-Dame-des-Landes
David Graeber, auteur de la préface, prévient que ce livre est « une des nombreuses armes dont nous avons besoin pour défendre la pérennité sur le long terme de cette expérience si singulière » tant ceux qui remettent en cause l’équilibre actuel ne doivent jamais être perçus comme victorieux. « Des alternatives aussi visibles font voler en éclat l’idée que, en dépit de la répétition des crises, le système actuel doit absolument être rafistolé afin de conserver le statu quo. » Il présente la Zad comme expérience de « politique préfigurative », à beaucoup plus petite échelle mais comparable à celle des zapatistes du Chiapas et des Kurdes du Rojava. Convaincu que le système s’effondre et que dans cinquante ans le capitalisme n’existera plus, peut-être remplacé par quelque chose de pire, il affirme qu’il est de notre devoir d’empêcher la machine militaire et bureaucratique de broyer ceux qui essayent de penser à ce à quoi un monde meilleur pourrait ressembler. La préfiguration, c’est « relever avec constance le défi de se comporter les uns vis-à-vis des autres comme nous le ferions dans une société véritablement libre », ce qui est l’exact contraire de l’idée que la fin justifie les moyens.
